http://logc15.xiti.com/hit.xiti?s=203212&s2=&p=livre&di=

 

L’administration

 

C’est souvent un point troublant lors du passage de Exchange 5.5 à Exchange 2003. Une partie de l’administration Exchange qui se réalisait auparavant dans l’administration Exchange, se fait maintenant directement dans l’outil d’administration des utilisateurs. Pour résumer, tout ce qui a attrait à l’annuaire : les informations utilisateurs, les adresses de messagerie se retrouvent à ce niveau.

 

Un autre point qui surprend toujours, c’est la possibilité d’installer l’ancien outil d’administration de Exchange 5.5. Beaucoup d’utilisateurs pensent retrouver l’ancienne interface pour administrer leur messagerie comme avant.

Ce n’est pas le cas, ni le but de cet outil. Il permet à l’administrateur Exchange de continuer à gérer les serveurs Exchange 5.5 qui existeraient encore dans son organisation, et il permet de parachever les dernières étapes de suppression d’un serveur Exchange.

ð  Si l’outil est lancé sur une organisation ne possédant pas de serveurs Exchange 5.5, aucun serveur n’est trouvé (pas même le serveur Exchange 2003).

 

I.     Le gestionnaire des Utilisateurs et Ordinateurs

 

La partie la plus usuelle de l’administration sera donc réalisée au niveau de la console MMC « Utilisateurs et ordinateurs Active Directory ».

 

Le piège habituel est de considérer que, Exchange étant s’étant intégré à l’annuaire Active Directory, tous les serveurs possédant la console d’administration des utilisateurs peut gérer Exchange.

Cela n’est pas le cas, la console MMC ne s’affiche qu’en fonction des données qu’elle connaît.

ð  Il est donc nécessaire d’installer l’outil d’administration de Exchange Server (à partir du CD) sur toute machine à partir de laquelle on souhaite administrer les attributs Exchange.

ð  Si l’on veut administrer à partir d’une station 2000 ou XP, l’installation préalable des outils d’administration de windows 2003 par le fichier ADMINPAK.MSI devra être effectuée avant d’installer les outils de Exchange.

 

 

A.   Les taches Exchange

 

Sur les objets existants pour lesquels Exchange influe le fonctionnement, Exchange apparaîtra sous la forme de « taches Exchange » par le « bouton droit » sur l’objet sélectionné.

 

En fonction de l’objet et des configurations Exchange déjà effectuées,  la liste des taches proposée sera différente.

 

Liste des taches Exchange sur un compte de type  utilisateur :

-          Déplacer une boîte aux lettres

-          Créer une boîte aux lettres

-          Supprimer une boîte aux lettres

-          Configurer les Fonctionnalités exchange

-          Supprimer les attributs Exchange

-          Etablir une adresse de messagerie

 

Bien entendu, seules les taches possibles apparaissent.

 

Liste des taches Exchange sur un groupe de distribution (ou de sécurité)

-          Supprimer  l’adresse de messagerie

-          Supprimer les attributs Exchange

-          Masquer les membres

-          Etablir une adresse de messagerie pour les groupes

 

Liste sur un contact

-          Supprimer  l’adresse de messagerie

-          Supprimer les attributs Exchange

-          Etablir une adresse de messagerie

 

 

B.   La création d’objets

 

1)   Nouvel Utilisateur (Création d’une boîte)

 

L’étape de création d’une boîte est indissociable de la création d’un compte utilisateur qui lui sera rattaché.

ð  Utiliser le bouton droit puis « nouveau » dans le conteneur ou l’OU choisie, puis choisir « Utilisateur » dans la liste.

 

Après installation de Exchange 2003, la création d’un utilisateur se fait toujours de la même manière. Mais, si les outils d’administration d’Exchange ont bien été installés sur le serveur, et si le domaine a été préparé pour Exchange s’il s’agit d’un autre domaine faisant partie de la même forêt Exchange, alors une fenêtre supplémentaire apparaît :

 

Il suffit alors de cocher la case pour créer la boîte.

La boîte peut être créée sur n’importe quel serveur Exchange de la forêt et l’une des banques de boîtes aux lettres de ce serveur.

Bien entendu, si la boîte n’est pas créée à ce moment ou si les outils Exchange n’avaient pas été installés, la boîte pourra être créée à tout moment en passant par les « taches » exchange.

 

A noter qu’en réalité, la boîte n’est que « virtuellement » créée. C’est la connexion de l’utilisateur avec Outlook ou la réception d’un premier contenu (message probablement) qui créera réellement l’objet boîte et la fera apparaître dans l’administration de Exchange.

De même, les attributs de la boîte (adresses de messagerie, mise à jour de la liste globale et des autres listes …)  ne seront mis à jour qu’en fonction des différentes planifications associées à la mise à jour des destinataires au niveau du domaine et de l’entreprise.

Le détail des opérations possibles sur l’objet créé se trouve au niveau du chapitre de configuration.

 

 

2)   Nouveau groupe (liste de distribution)

 

En effet, la création d’une liste de distribution passe tout d’abord par la création d’un groupe !

 

ð  Utiliser le bouton droit puis « nouveau » dans le conteneur ou l’OU choisie, puis choisir « Groupe » dans la liste proposée.

 

Ensuite, à part le nom de cette liste, le choix principal sera définir si le groupe servira uniquement en tant que liste de distribution ou si la sécurité (Exchange ou système) pourra tirer partie de ce groupe.

S’il y a le moindre doute, c’est un groupe de sécurité qu’il faudra utiliser. Si le domaine Windows est en mode natif, il sera possible de basculer d’un type à l’autre.

ATTENTION, seuls les groupes de sécurité donneront une réelle « sécurité » au niveau des droits d’Exchange !

 

 

Le choix de l’étendue sera bien entendu important pour la sécurité et les membres possibles. En terme de messagerie, les listes souvent utilisées (sur tous les sites) et peu mises à jour seront définies en tant que listes universelles.

Pour Exchange, l’étendue aura de l’importance pour ce que l’on appelle l’expansion, c'est-à-dire la recherche et transformation des membres d’un groupe en liste d’adresses de messagerie. En effet, seuls les contrôleurs d’un domaine précis peuvent réaliser l’expansion des groupes locaux/globaux, alors que les groupes universels feront appels à un catalogue global !

 

Pour des listes de 1000 membres et plus, ce paramètre peut prendre une importance très importante. Heureusement, Windows 2003 gère maintenant les membres d’un groupe de manière unitaire… C'est-à-dire que, contrairement à Windows 2000, lors d’une modification de groupe, ce n’est plus la totalité de la liste qui est transmise mais seulement les modifications. Ceci permet aussi de prendre en compte les modifications simultanées d’un même groupe, avec un minimum de conflits.

 

 

Si l’on crée un groupe de sécurité, la définition d’une adresse de messagerie, ce qui le transforme en liste de distribution n’est pas obligatoire ni forcément utile !

 

Lorsque Exchange n’est pas installé, cette question n’apparaît pas. Pourtant, le type « distribution » est sélectionnable. En effet, l’annuaire AD peut servir d’annuaire LDAP et donc comporter des objets de type liste tout à fait utilisable (pour Outlook Express ou d’autres messageries).

 

Les taches Exchange permettent de gérer certains aspects intéressants, comme le masquage des membres…

 

Attention, supprimer les adresses de messagerie signifie que cette liste de distribution disparaîtra de la liste globale et ne sera plus utilisable !

 

 

C.   Les différents onglets

 

Dans Affichage de la MMC « utilisateurs et ordinateurs », il faut toujours passer en mode « affichage détaillé » pour accéder à l’intégralité des fonctions disponibles.

 

En effet, même si tous les onglets appartenant à Exchange apparaissent aussi en mode normal, l’onglet « Sécurité » n’apparaît que dans ce mode. Or, cet onglet est indispensable pour déléguer l’envoi, la réception et bien d’autres subtilités propres à Exchange.

 

1)   Exchange-Général

 

L’onglet général permet d’accéder aux options principales de l’utilisateur :

 

è  L’emplacement exact de la boîte permet de connaître le serveur, le groupe de stockage et la banque privée contenant la boîte aux lettres.

 

Cet élément est modifié par la tache de déplacement de boîte aux lettres.

 

è  L’alias (Le pseudo-Exchange)

 

L’alias est généralement identique au compte de connexion. C’est aussi lui qui est utilisé pour former l’adresse de messagerie SMTP.

(L’adresse SMTP peut être personnalisée dans la stratégie de destinataire !)

 

La modification après coup du pseudo Exchange ne change en rien les éléments précités, mais permet simplement d’utiliser un « alias » différent (plus sympathique) pour atteindre une personne donnée.

 

ATTENTION, lorsque l’alias est modifié, l’utilisateur devra adapter sa configuration POP3/IMAP afin d’indiquer à la fois son login et son pseudo avec une notation qui n’est pas évidente sous la forme « domaineNT/login/pseudo ».

 

 

è  La restriction de remises

 

Par défaut, chaque utilisateur utilise les valeurs par défaut. Ce bouton permet de définir des restrictions spécifiques. Taille maximale envoyée, Taille maximales reçue (en K).

 

Par défaut, l’utilisateur peut recevoir des messages de partout ! Ensuite, on peut limiter à la liste globale, en précisant « Utilisateurs authentifiés »

 

Les utilisateurs ou groupes autorisés ou non à envoyer des messages à cet utilisateur peuvent aussi être définies.

 

è  Les options de remise.

 

Le choix « envoyer de la part de » permet d’indiquer les utilisateurs autorisés à émettre des messages provenant de cette utilisateur.

Attention, ce mode de délégation identifie toujours l’émetteur réel du message (de la part de).

 

Il est aussi possible pour l’administrateur de donner des droits supplémentaires par l’intermédiaire de l’onglet « sécurité ».

 

L’adresse de transfert est une fonction très demandée et assez utilisée ! Elle permet de renvoyer automatiquement tout courrier entrant vers une autre adresse de messagerie. Par défaut, il n’y a aucun problème pour renvoyer vers les autres utilisateurs Exchange. En revanche, il semble difficile de renvoyer vers Internet. Or, cette option sert souvent à renvoyer le courrier vers une adresse personnelle (personne en vacances, …). La solution existe : il suffit de créer un contact dans Active Directory, puis de lui affecter l’adresse de messagerie par les tâches exchange.

ð  Ceci permettra à cette adresse de faire partie de la liste globale, et donc d’être sélectionné en tant qu’adresse de transfert.

 

Le transfert des messages vers Internet ne sera effectif que si les réponses automatiques ont été autorisées dans les paramètres globaux.

Les cases « autoriser les réponses automatiques » et « autoriser le transfert automatique » ne sont pas cochées par défaut.

 

La case à cocher juste en dessous de l’adresse de transfert permet de garder une copie locale du message dans la boîte EN PLUS du message retransmis !

 

La dernière option permet de spécifier un nombre de destinataires maximum. Ceci permet principalement d’éviter qu’un utilisateur n’envoie un même message à trop d’utilisateurs ! Par défaut, la limite est définie à 5000 dans les paramètres globaux.

 

è  Limites de stockages

 

La gestion des tailles de chaque boîte est un point important dans l’administration de Exchange. En effet, les utilisateurs ont tendance à tout garder et à accumuler un maximum de données.

Il est préférable de privilégier la gestion centralisée d’un maximum de paramètres, soit sur la banque d’information, soit encore mieux par la stratégie de banque d’information.

ð  Néanmoins, il est possible de définir des valeurs différentes pour un utilisateur précis de manière temporaire ou définitive.

L’usage fait que l’on ne définit que rarement l’interdiction de la réception, mais uniquement l’alerte et l’interdiction d’envoi.

Par défaut, aucune limite n’est définie.

 

La gestion du stockage prévoit aussi une durée de conservation des éléments supprimés qui peut être différente pour un utilisateur précis. Cette durée est définie à 7 jours par défaut.

 

 

2)   Adresses de messagerie

 

Cet onglet permet de voir toutes les adresses de messagerie dont dispose un utilisateur !

 

Un utilisateur dispose d’une adresse dans tous les protocoles définis au niveau de la configuration du site ! Lors de la composition d’un message, chacune des adresses définies est un moyen d’atteindre le destinataire.

Lorsqu’un message arrive au niveau d’Exchange, dès que le destinataire est reconnu par l’une quelconque de ses adresses,  la délivrance du message sera gérée par Exchange et le nom complet de l’utilisateur remplacera (dans l’affichage) l’adresse de messagerie utilisée.

 

Il est possible de définir plusieurs adresses de messagerie dans chaque type, ce qui est très courant notamment pour SMTP. Dans ce cas, les adresses supplémentaires permettent la réception (mais pas l’envoi) sur toutes ces adresses supplémentaires.

Lors de l’envoi d’un message, seule l’adresse de réponse dite « principale » est intégrée au message.

Pour chaque type d’adresse, il est bien possible de changer l’adresse principale. Mais, malheureusement seuls les administrateurs peuvent réaliser cette opération.

 

Différentes solutions existent, mais ne sont guère pratique. Pour indiquer rapidement celles-ci, la première est de créer une boîte et donc un compte d’utilisateur différent par adresse spécifique et de déléguer les droits d’envois et de réception à l’utilisateur principal. La deuxième solution consiste à créer des comptes supplémentaires (de type SMTP/IMAP) pour chaque adresse supplémentaire.

 

Les adresses ajoutées ne sont pas touchées par la stratégie. En revanche, il est nécessaire de désactiver la mise à jour automatique des adresses pour éviter que la stratégie ne vienne annuler les modifications.

 

3)   Fonctionnalités Exchange

 

Cet onglet permet d’interdire l’utilisation de certains modes d’accès à Exchange.

L’accès à la messagerie par les « mobiles » peut être désactivé si nécessaire par utilisateur.

De même, l’accès par OWA, POP3 ou IMAP peut être désactivé ou configuré de manière spécifique. Le bouton « propriétés » est accessible sur POP3 et IMAP. Les propriétés permettent de forcer le format des messages si des problèmes particuliers sont constatés.

 

 

4)   Exchange –Paramètres avancés

 

Certains aspects de la configuration de base posent parfois problème et doivent être adaptés.

 

-          Le « nom affiché simple » permet de définir un nom compatible avec d’autres messageries. En effet, Exchange accepte les caractères spéciaux non ASCII notamment  Kanji. En cas problème de transmission d’adresses vers X400 ou d’autres messageries (7 bits), il est intéressant de spécifier un « nom complet simple » qui sera transmis et utilisables sur les autres systèmes.

 

Le masquage permet de faire disparaître la boîte aux lettres de la liste globale, mais aussi de toutes les listes de distribution. La boîte est simplement masquée, mais cela ne l’empêche pas du tout de recevoir les messages. L’expéditeur devra néanmoins connaître l’adresse de messagerie sous un des ses formats (smtp, x400 ou autre), ou l’avoir gardé dans un carnet d’adresses.

 

ATTENTION, le masquage interdit à Outlook la création d’un profil de messagerie, car outlook se base sur la liste globale pour trouver une correspondance lors de la saisie de l’utilisateur.

 

 

Le déclassement X400 est rarement utilisé et permet de forcer une définition des messages envoyés vers X400 limité à la norme d’origine datant de 1984.

 

Les attributs personnalisés permettent de saisir des attributs complémentaires sur un compte utilisateur.

Même en l’absence d’installation de Exchange Server, l’extension du schéma avec les objets Exchange apporte de nombreux champs « normalisés » qui auront l’avantage d’être compatible d’un système à un autre.

15 attributs différents représentent 15 chaînes de caractères bien pratiques. Il est possible de personnaliser les libellés afin de préciser l’utilisation. L’outil ADSIEDIT qui fait parties des « support tools » de windows 2003 permet de réaliser les modifications nécessaires.

 

ð  Lancer ADSIEDIT.MSC

ð  Sélectionner la partition du schéma

ð  Puis sélectionner l’attribut « ms-Exch-Extension-Attribute-1 »

ð  Ensuite, dans les propriétés de l’objet, sélectionner l’attribut « LdapDisplayName » et remplacer le libellé par celui désiré.

 

L’affichage dans l’administration AD utilisateurs et ordinateurs prendra en compte immédiatement le changement.

 

Le bouton « Droits de boîte aux lettres » permet de gérer les permissions que l’on veut accorder (ou retirer) sur la totalité de la boîte ! L’objet « Self » correspond aux droits du propriétaire lui-même. Comme pour les autres objets, l’objet « boîte » hérite des permissions qui ont pu être définies aux niveaux supérieurs. Concrètement, il ne s’agit que d’une vue Active Directory des droits qui sont « répliqués » ensuite dans la base Exchange. De même un changement de droits sur l’objet « boîte » (la racine de la boîte aux lettres) apparaîtra plus tard au niveau de AD.

 

 

Les droits indiqués à ce niveau s’appliquent à la totalité de la boîte et de ses dossiers. Habituellement, ce sont les droits de lecture, d’accès complet et de « compte externe associé » qui sont utilisés le plus souvent. La notion de compte externe permet de définir un compte d’utilisateur appartenant à un domaine extérieur à la forêt, un compte NT4, par exemple.

L’accès complet permet de spécifier ponctuellement à un utilisateur l’accès complet à une autre boîte. Cet utilisateur peut alors ajouter cette boîte à son profil outlook afin de l’ouvrir systématiquement.

ð  Ce type d’utilisation se fait couramment pour des boîtes de fonction (type supports) qui sont partagées et utilisées par différentes personnes.

ð  La gestion des agendas entre différentes personnes (secrétaires, directeurs, infirmières, docteurs…), la gestion de ressources (salles, projecteurs,…) est aussi facilitée par ce type de permissions.

 

Si l’administrateur (ou un compte précis) doit obtenir des droits sur la totalité des boîtes, une autre méthode serait à utiliser car celle-ci représenterait un travail trop important. A noter que Microsoft propose un script  pour affecter ces droits notamment dans le cadre de l’utilisation de boîtes aux lettres Exchange par des comptes NT externes.

 

 

II.   Le gestionnaire système Exchange

 

La gestion de Exchange 2003 est basée sur l’organisation sur le même principe que Exchange 5.5. Par défaut, les noms de sites Exchange 5.5 sont repris et apparaîtront en tant que groupes administratifs après une migration.  Le passage en mode natif sera nécessaire avant de pouvoir renommer ces groupes administratifs.

 

 

Le premier point à modifier pour obtenir l’affichage d’un maximum de possibilités est de demander l’affichage des groupes de routages.

L’affichage des groupes administratifs ne sera possible qu’après la bascule en mode natif.

 

 

 

Les groupes de routage et les groupes administratifs servent au découpage des principales fonctions de l’administration de Exchange.

 

è  le groupe de routage a pour fonction de regrouper les serveurs situés dans le même site ou disposant d’une connectivité fiable et rapide.

Un groupe de routage peut intégrer tout serveur Exchange de la forêt quelque soit son domaine.

L’intérêt principal est d’optimiser les communications entre serveurs en privilégiant les connexions locales (ou très rapides) au détriment des autres serveurs devant être reliés par connecteurs, liaisons lentes… pour lesquels une configuration spécifique sera à mettre en place. D’autre part, les serveurs présents dans un groupe de routage se partageront les ressources communes permettant d’utiliser la connexion au meilleur coût ou une connexion de réserve si nécessaire.

 

 

è  Le groupe administratif a pour fonction de regrouper les serveurs devant être administrés par les mêmes administrateurs…

 

Malheureusement, tous ces regroupements ne sont pas immédiatement utilisables.

-          Si le déplacement entre groupes de routage est possible, le déplacement entre groupes administratifs n’est malheureusement pas encore faisable. Il est donc important de placer chaque serveur Exchange dans le bon groupe administratif.

-          A noter que chaque site Exchange 5.5 devient un groupe administratif Exchange 2003 après migration.

 

 

Créer un groupe administratif spécifique permet de gérer l’administration de 3 types d’éléments précis :

-          les stratégies systèmes

-          les groupes de routages

-          les dossiers publics

 

Le dossier de stratégies systèmes permet de créer et de gérer en un seul point toutes les stratégies systèmes qui pourront être utilisées dans les autres dossiers administratifs.

Un dossier administratif peut aussi être créé à l’avance afin d’y insérer plus facilement les serveurs Exchange lors de leur installation.

 

 

III. La gestion des rôles et permissions

 

Une des premières choses à configurer pour gérer correctement les permissions consiste à faire apparaître les onglets correspondants aux droits.

 

 

En effet, après une installation classique, l’onglet sécurité n’apparaît que sur les serveurs Exchange et les objets « banques d’information » en dessous.

Il est nécessaire d’appliquer la modification de registre suivante pour obtenir l’accès à l’onglet sécurité sur tous les objets:

 

Windows Registry Editor Version 5.00

 

[HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Exchange\EXAdmin]

"ShowSecurityPage"=dword:00000001

 

Créer un fichier .reg à partir des lignes précédentes.

Cette modification activera l’affichage de la sécurité sur tous les objets, mais uniquement pour l’utilisateur courant. Cette opération sera donc à répéter sur chaque profil d’administrateur d’Exchange.

 

Les rôles de base sont à 3 niveaux :

-          administrateur Exchange Intégral

-          administrateur Exchange

-          administrateur Exchange : Lecture uniquement

 

Ce sont ces rôles qui seront proposés lors de l’utilisation de l’assistant de délégation.

L’assistant de délégation est proposé à 2 emplacements précis :

-          L’organisation

-          Le groupe administratif

 

Les droits obtenus seront accordés à partir de l’emplacement sélectionné.

 

L’administrateur Exchange Intégral peut administrer et modifier les autorisations. L’administrateur Exchange peut simplement administrer. Le dernier niveau correspond à des administrateurs qui ne devraient que consulter les éléments de la configuration sans pouvoir la modifier.

 

Pour déléguer l’administration sur un seul serveur, il sera donc nécessaire d’utiliser l’onglet « sécurité » ou de n’avoir qu’un seul serveur dans le groupe administratif.

 

Les permissions fonctionnement de la même manière que les droits NTFS avec les notions d’héritage (par défaut) et de « refus ». Il est nécessaire de passer par l’onglet « Sécurité » pour définir des droits plus particuliers, et notamment pour des utilisateurs auxquels on veut donner des droits supplémentaires sans les désigner en tant qu’administrateurs.

 

Parmi les droits souvent accordés figurent souvent la création des dossiers publics (de 1er niveau), ainsi que les droits complets sur l’une des banques d’information (quand ce n’est pas sur toutes).

 

 

IV. Les nouveaux outils d’administration

 

 

A.   Visualisateur de queues SMTP et X400

 

Toutes les queues SMTP et X400 (ou autres) sont regroupées au même niveau juste au dessous de chaque serveur. Ceci évite de rechercher chaque liste de message de messages en attente au niveau de chaque connecteur comme c’était le cas avec Exchange 5.5.

 

Ceci permet d’avoir une vue rapide et immédiate de la situation de l’état  de chaque mode de transmission des messages (activité, protocole, nombre de messages,…).

 

Lors d’une action sur les listes de messages en attente, il est maintenant de réaliser une recherche sur une quantité beaucoup plus importante de messages(jusqu’à 10000). Ceci est particulièrement nécessaire en cette période de nombreux SPAMs.

 

 

Il est important de noter la possibilité de bloquer très rapidement la  sortie des messages grâce au bouton « désactiver les messages sortants », ce qui permet de réagir très vite en cas de virus ou de configuration erronée.

 

La recherche ne se fait que sur une seule queue à la fois !

L’expéditeur, le destinataire sont les paramètres de recherche les plus utilisés lorsque l’on veut s’assurer de la présence d’un message précis en attente.

Mais, les messages ne restent normalement pas longtemps dans les listes, lorsque le système fonctionne normalement et n’est pas « spammé ».

 

Les messages posant problème sont beaucoup plus faciles à voir et leur présence permet d’analyser les raisons de l’échec lors des envois.

 

Les 4 actions proposées sur les messages sont :

-          le blocage du message (« Figer »)

-          le déblocage (« libérer »)

-          la suppression sans création de rapport de non-remise (message envoyé à l’expéditeur)

-          la suppression avec création d’un rapport

 

Lors de SPAM, il est souvent nécessaire de supprimer des quantités importantes de messages qui saturent les queues. Bien entendu, il est inutile de générer de rapport de non-remise dans ce cas.

 

Lors de l’envoi de messages, une connexion spécifique est établie pour chaque domaine de messagerie. Cette connexion est maintenue une dizaine de minutes à la fin du dernier message, afin d’optimiser la remise de nouveaux messages vers ce même domaine.

 

Si le nombre de connexion entrante n’est pas limité par défaut, les connexions sortantes sont limitées de 2 manières : Par connexion et par domaine.

Chaque serveur virtuel SMTP dispose de sa propre configuration. Le nombre de connexion par domaine permet de limiter les « associations » simultanées reliant votre serveur à un domaine de messagerie distant précis. Le nombre maximal de connexions peut être adapté en fonction de l’usage et de la puissance de la configuration. En cas de SPAM ou usage trop intensif de la liaison, il est préférable de limiter le nombre de connexions possibles afin d’obtenir un débit normal permettant aux autres flux de fonctionner correctement.

 

 

 

 

B.   Groupe de stockage de récupération

 

Le groupe de stockage de récupération est vraiment une nouveauté de Exchange 2003. Il permet de ne récupérer qu’une partie des données à partir de la dernière sauvegarde.

En fait, même la version standard peut ainsi disposer « temporairement » d’un groupe de stockage supplémentaire afin d’accéder à d’anciennes données qui avait été sauvegardées. Mais, attention, l’accès à ce groupe de stockage supplémentaire est limité et ne permet pas un usage normal de la messagerie.

 

Pour utiliser ce groupe de stockage, il est nécessaire de disposer de l’espace disque suffisant pour restaurer toutes les bases nécessaires.

La création se réalise en sélectionnant la tâche « création d’un groupe de stockage de récupération » à partir du bouton droit sur l’objet « serveur Exchange » dans le gestionnaire système.

 

 

- Il est ensuite nécessaire de créer la base de donnée à restaurer.

- Restaurer la base dans cet emplacement avec l’outil de sauvegarde (ntbackup)

- Monter la base de données (réparer la si nécessaire avec eseutil /P)

Il est alors possible d’utiliser EXMERGE pour récupérer des données à partir de ce groupe de stockage.

Exmerge propose le groupe de stockage de récupération (au même titre que les autres groupes de stockages) et les boîtes correspondantes. La destination devra forcément être une boîte existante. Il sera donc nécessaire de créer cette boîte de destination dans certains cas.

 

C.   Centre de récupération de boîtes aux lettres

 

Le centre de récupération de boîtes aux lettres permet de retrouver les boîtes supprimées et de réassocier automatiquement le compte correspondant.

 

Lorsqu’une boîte est supprimée, cette suppression n’est pas prise en compte de manière définitive. Tout d’abord, le système n’indiquera la boîte supprimée qu’après avoir forcé un « cycle de nettoyage » (bouton droit sur le dossier « boîtes aux lettres ») que la période d’exécution des taches administratives associée à cette banque d’information soit active.

Ensuite, la boîte restera visible selon le temps indiqué pour la rétention des boîtes supprimées (30 Jours par défaut).

 

 

D.   Logs des messages de DR (et NDR)

 

DR=Delivery Report

NDR=Non Delivery Report.

 

Dès que le suivi des messages est activé, il est possible d’obtenir de nombreuses informations à partir des logs en fonction de la durée de rétention.

 

Pour obtenir le diagnostic sur les messages non délivrés (NDR), il est maintenant possible d’activer celui-ci dans « MsExchangeTransport », sous la catégorie « NDR ».

Le niveau maximum est nécessaire pour déboguer une situation anormale.

 

 

E.    Outil de résolution DNS

 

DNS « Resolver » : L’outil DNSDiag (à utiliser en mode commande) n’existe malheureusement qu’en version Anglaise et devra être téléchargé à partir du site Microsoft.

 

Cet outil devra être installé sur un serveur Exchange, car certaines .dll précises sont nécessaires à son fonctionnement et ce seront les serveurs virtuels de ce serveur qui seront utilisés.

 

La résolution DNS à destination d’un domaine de messagerie pourra être testée en fonction de différents choix : un serveur virtuel SMTP précis, un (ou plusieurs) DNS précis.

L’option « -a » permettra d’indiquer tous les résultats  obtenus en fonction des différents DNS définis

-          dans la configuration Tcpip,

-          dans la configuration de Active Directory,

-          ainsi ceux indiqués dans la commande elle-même (-s)

 

L’outil peut être intégré à des scripts de commandes et génère un code d’erreur spécifique.

 

Un code d’erreur est par exemple prévu pour les situations de boucles « infinies » : C'est-à-dire des renvois à l’intérieur d’un domaine DNS ne permettant pas d’atteindre un serveur SMTP précis.

 

 

F.    Tableau de compatibilité windows/Exchange

 

Voici un tableau permettant de déterminer les combinaisons des systèmes pouvant accueillir Exchange.

 

Version d'Exchange

NT4

Windows 2000

Windows 2003

Exchange 5.5 SP3

Oui

Oui

Non

Exchange 2000 SP3

Non

Oui

Non

Exchange 2003

Non

Oui (W2KSP3)

Oui

 

On peut noter que seul Windows 2000 supporte à la fois la version Exchange 5.5 et Exchange 2003.

 

Les 3 versions d’exchange peuvent fonctionner dans un environnement Active Directory 2000 ou 2003, mais on peut rappeler que si la mise à jour NT4 vers Windows 2003 est possible, la mise à jour de Exchange 5.5 en exchange 2003 ne l’est pas.